Mot du titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie de l'UQO

Les activités de la première Chaire Senghor à voir le jour en Amérique remontent à l'hiver 2009. Cette étape dans l’histoire de la Francophonie universitaire est d’autant plus significative et structurante qu’elle s'est faite sous le haut parrainage du secrétaire général de la Francophonie, Son Excellence Abdou Diouf. Sa présence à nos côtés est à la fois une marque d’encouragement et une source d’inspiration.

La création de cette Chaire, unique en son genre, n’aurait pu se concrétiser sans l’appui indéfectible de nombreux partenaires de la communauté universitaire. Au premier chef, qu’il me soit permis de remercier notre recteur, monsieur Jean Vaillancourt, ainsi que le vice-recteur à l’enseignement et la recherche, monsieur Denis Dubé. Tous deux ont offert un soutien inconditionnel à l’égard de ce projet. Un projet qui du reste ne serait resté qu’une belle lettre d’intention, sans la présence d’une solide équipe de chercheurs qui se sont démarqués, au cours des dernières années, par la qualité de leurs travaux dans l’espace de la Francophonie. Qu’il me soit enfin permis de souligner toute mon appréciation à l’égard de l’Alliance de recherche université-communauté Innovation sociale et développement des communautés (ARUC-ISDC) qui offre à la Chaire Senghor un remarquable soutien organisationnel et financier.

L’enthousiasme que suscite, tout autant dans le corps professoral que chez les étudiants, la création de cette nouvelle Chaire, démontre clairement que ce regroupement stratégique de chercheurs vient combler un réel besoin scientifique et occuper un espace jusqu’ici laissé vacant. Regrouper des chercheurs francophones est une chose, regrouper des chercheurs sur la Francophonie en est une autre. À l’heure ou les universitaires se rassemblent sur une base individuelle, au sein d’un très grand nombre d’associations internationales, au demeurant de plus en plus impersonnelles, on compte encore trop rarement de réseaux internationaux de Chaires qui ont la volonté de mettre en commun l’expertise d’équipes relativement petites, mais très dynamiques, sur un même objet d’étude. Cette volonté de fédérer, de mobiliser, de partager et de diffuser est au cœur du projet des Chaires Senghor mis de l’avant par son fondateur, le professeur Michel Guillou, que nous tenons ici à saluer tout particulièrement.

Mon souhait le plus cher est de voir notre action s’inscrire en complémentarité scientifique et pédagogique avec ces deux grands opérateurs de la Francophonie que sont l’Agence Universitaire de la Francophonie et l’Université Senghor d’Alexandrie, pour contribuer, ce faisant, à la consolidation d’une Francophonie participative et analytique.

Jean-François Simard
Titulaire
Chaire Senghor de la Francophonie de l'UQO

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