La littératie et apprentissage

Les enquêtes pancanadiennes nous renseignent sur le fait qu’un adolescent canadien sur trois a un niveau bas ou très bas de littératie (Willms, 2004). Entre 20 % et 40 % des élèves canadiens n’ont pas les compétences nécessaires en littératie pour être compétitifs dans une économie mondiale (McCracken et Murray, 2009). Certains groupes d’élèves sont plus vulnérables, notamment les enfants provenant de milieux défavorisés (Maxwell et Teplova, 2008), ceux scolarisés en anglais ou en français langue seconde (Geva, Gottardo, Farnia et Byrd-Clark, 2009) et les élèves ayant des besoins particuliers (Lavin, 2009).

La littératie touche toutes les dimensions de la personne et renvoie aux compétences de haut niveau, telle la capacité d’utiliser le langage et les images, de formes riches et variées, pour parler, lire, écrire, écouter et penser de façon critique. La littératie, comme une compétence générale (connaissances, habiletés et attitudes), est liée à l’appropriation de la culture orale et écrite qui permet à toute personne d’avoir accès au monde extérieur, d’interagir, de communiquer, d’apprendre et de socialiser. La maîtrise des compétences en littératie constitue un puissant facteur d’épanouissement des personnes, de développement économique, de cohésion sociale et de vie démocratique.

L’axe littératie et apprentissage veut soutenir le développement de stratégies qui permettent aux milieux éducatifs de mieux répondre aux besoins des populations à risque. Notamment, les stratégies universelles pour l’apprentissage auraient avantage à être recensées et évaluées en différents contextes éducatifs.