La littératie numérique

L’intégration du thème « Littératie numérique » s’impose dans le contexte de notre monde actuel. Les connaissances et les compétences en informatique font dorénavant partie intégrante des différentes compétences identifiées en littératie (Statistique Canada, 2007). Des liens existent entre l’utilisation régulière d’un ordinateur et du réseau Internet et les compétences en littératie (Lacroix, 2006).

Plusieurs citoyens n’ont pas les compétences en littératie numérique pour utiliser les nouvelles technologies afin d’accéder à l’information, ainsi que de communiquer rapidement et efficacement entre amis et avec ses proches. Seulement 20 % du groupe de personnes considérées faibles utilisatrices de l’ordinateur (Internet, courriels, traitement de texte) ont un niveau de compétence satisfaisant en littératie alors que ce taux est de 71 % chez les grands utilisateurs d’ordinateur (Lacroix, 2006). Le score moyen des Québécois est inférieur à la moyenne canadienne pour l’utilisation effective des technologies de l’information et de communication (TIC) (Brinck, 2005a). Les TIC ne viennent pas réduire le besoin de maîtriser des compétences en littératie, mais bien les augmenter. Un écart semble se creuser face aux TIC qui sont parfois difficiles à utiliser et qui peuvent même être considérées comme une source d’exclusion sociale (Organisation mondiale de la santé, 2007). Les personnes ayant des incapacités et les personnes âgées sont à risque élevé de faire partie du groupe de personnes « illettrées » face aux TIC (Leclair Arvisais et Ruel, 2009). Lors des consultations en vue de la production du Guide mondial des villes-amies des aînés, « la crainte de passer à côté de l’information et d’être marginalisé est évoquée presque partout » (OMS, 2007, p. 60). Le passage du mode papier au monde numérique est en cours. Les personnes ayant des compétences réduites en littératie et sur le plan de la littératie numérique sont doublement désavantagées. Le thème « Littératie numérique » invite les chercheurs à développer des connaissances sur ce nouveau phénomène, et ce, afin d’outiller les milieux pour mieux rejoindre et informer leur population.