Participation au projet d’art public de Gilles Mihalcean

photomontage final

J’ai contribué à la proposition du projet d’intégration des arts à l’architecture de l’artiste Gilles Mihalcean. Sa pièce, proposée pour le parc Marcelin Wilson, est un hommage à la communauté libanaise de Montréal bien implantée dans ce quartier d’Ahuntsic.
J’ai le plaisir d’annoncer qu’il a gagné le concours (probablement grâce à la qualité de ma planche graphique 😉

La pièce reprend l’idée de la route, qui elle symbolise le commis voyageur, activité phare de la communauté libanaise en sol canadien. Les autres plans présentent le côté d’un bateau avec la rame, tandisque la troisième face de la forme pyramidale représente l’alphabet phénicien. La pièce mesure 16′ de hauteur est est constituée de différents granits, de béton, d’un couvre-sol naturel et d’acier inoxydable.
Cette oeuvre est typique du travail de Gilles, qui exploite le potentiel narratif de la sculpture. Soit des oeuvres qui révèlent leur sens à travers le récit produit par la juxtaposition des différents objets-images.

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Maquette de présentation
Gilles Mihalcean

autre projet…mihalcean-g-monument-max
Monument à la Pointe
Béton, brique, aluminium
Photo : Richard-Max Tremblay

Ma pièce favorite de Gilles est sans équivoque la tour qu’il a réalisée pour le quartier sud-ouest, près du canal Lachine. Installée dans le rond point juste avant le tunnel Atwater, cette pièce parle de l’histoire de ce quartier, des usages et des gens qui y ont habité. Sa typologie sculpturale est particulièrement pertinente et fort réussie dans ce projet.
 La forme nous rappelle l’image et la proue d’un bateau, mais construit avec la brique typique des bâtiments industriels environnants. La tour repose sur 3 troncs d’arbres coulées en bétons teints dans la masse.

Gilles Mihalcean a remporté la Bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle du Conseil des Arts et des Lettres du Québec en 2004.

l’Arc-en-ciel de la Place des Arts

arc en ciel

arc en ciel

arc en ciel

arc en ciel

L’oeuvre d’art installée dans le bassin de la Place des Arts de cette année est un gigantesque Arc en ciel. Réalisée avec des barils peinturés de multiples couleurs, l’oeuvre jonche dans le bassin teinté en noir pour l’occasion. Les artistes ont voulu faire un «statement» écologique en proposant une oeuvre ludique et très matérielle. L’effet est réussi et le tout m’a fait penser à l’idée du monument (pièce bien centrée, imposante et dont le propos est sans équivoque). Mais je suis un peu resté sur ma faim en m’approchant, car en voyant la pièce, je croyais entendre un son plus intense, plus profond ou plus dramatique – pour étendre le propos de l’oeuvre en fait…

Cela dit, les passants et utilisateurs du lieu semblent très apprécier la pièce éphémère, ce qui est visé juste pour ce lieu public. Même une passante non inconnue (Mlle Marie-Josée Laframboise) a dû jouer à la photographe pour une dame très souriante qui tenait à se faire prendre en photo devant l’oeuvre.
La sculpture éphémère est réalisée par Philippe Allard et Justin Duchesneau. Cool effet.

Marie-Josée  Laframboise

Marie-Josée Laframboise

Mon-Ha

Je suis retombé sur une citation enfouie dans le coeur de mon ordi. Une citation tirée d’un catalogue d’exposition d’une expo sur la sculpture contemporaine japonaise intitulé A Primal spirit. Le livre présente une dizaine d’artistes et leur production sculpturales très matérielle et sensuelle en bois. Je me souviens d’avoir vu ce livre à la bibliothèque de l’UQAM lorsque j’étais étudiant. J’avais noté, intuitivement, la citation sans pouvoir en exprimer complètement toute la subtilité. C’est dense et à la fois simple, comme à la manière des japonais en fait. Maintenant avec le recul, je crois pouvoir ajouter quelque chose de personnel.

«A world in which images have been objectified by representation is, for that very reason, an indirect world…congealed as man wants and not left as it is, (in which) we are confronted not with the world itself but with human will. The world is no longer telling us about itself but has been transformed into an “object” that tells of man’s image»1

Ce texte nous parle du monde de l’image, de la société de l’image et de la place que les apparences occupent dans nos vies contemporaines. Les nouvelles générations sont immergées dans le faire-savoir (à l’opposé du savoir-faire), et ce changement de paradigme entrainne forcément un rapprochement avec l’image, avec la construction d’image et une attention à la représentation. Mais cette représentation n’est pas nécessairement objective, elle est plutôt construite. Nous sommes maintenant immergés dans un monde d’images construites par la volonté des hommes. Ces images n’ont plus forcément de rapport avec la réalité, avec la phénoménologie qui les ont inspirés, mais plutôt modelés par les fantasmes2 et les aspirations des hommes.

Par extension, ce texte nous parle de la distance que l’homme entretient de plus en plus avec les processus naturels. Cette distance n’augure rien de bon dans mon livre; la preuve est dans l’état actuel de l’environnement. En étant loin des processus fondamentaux, il est difficile d’en saisir les fonctionnements et toutes les interrelations. Encore plus notre propre position au sein de ceux-ci.

Primal spirit

Primal spirit

1-Lee Ufan, “In search of encounter” (in Japanese), Bijutsu Techo 22 (February 1970) : 15-16; Translation by Yumico Yamazaki published in Masahiro Aoki, “Towards the Presentation of a New World, ” in Lee Ufan : Traces of sensibility and Logic (exh. cat., Gifu : Museum of Fine Arts, 1988), 73.

2-Le fantasme suprême serait d’imposer la volonté de l’homme sur celui de la nature et ainsi d’en modifier les cycles immuables; la vie éternelle.

Test d’étanchéité : réussi

La météo annonçait 50 mm de pluie pendant la nuit de jeudi à vendredi. Excellente opportunité pour tester l’étanchéité du cookie avant de le regarnir de ses éléments électronique. Il a passé le test haut la main! Aucune goutte d’eau n’a pénétré à l’intérieur de la borne interactive construite en cèdre rouge de l’ouest. Ne reste qu’à emballer le tout pour le grand déménagement vers Montréal pour la fin juin.

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Écrivez votre petit mot sur le site KortuneFookie

Kortunefookie à Montréal en juin

carton d'invitation (recto)

carton d'invitation (recto)

Kortunefookie sera présenté dans le quartier du Mile-end à Montréal avec la contribution du centre d’artiste Articule. Le projet interactif sera installé à l’extérieur sur la rue Fairmount au coin de l’avenue du Parc pour tout le mois de juillet. Soyez nombreux à envoyer des textes subversifs qui seront imprimés sur place! www.kortunefookie

Le vernissage aura lieu le samedi 27 juin lors de l’événement de levée de fonds du centre d’artiste montréalais.

carte pour aller chez Articule

carte pour aller chez Articule

Fortunecookie : étude pour la cabane

Hier, j’ai passé la soirée à l’atelier afin d’entériner la forme que la cabane de protection prendra. L’objectif est d’avoir un espace de protection physique, mais également de créer un lieu qui rappelle l’idée du temple. Cet exercice a fait un grand bien à mes mains et ma tête.

J’ai fonctionné par maquette, car les dessins atteignent un certain point qu’il est impossible de dépasser. Il faut voir ce que la matérialité a à dire, et comment ces formes s’articulent et dialoguent entre elles dans l’espace. Je suis arrivé à deux propositions qui répondent essentiellement au même programme, mais sous deux formes légèrement différentes. La forme de la maquette A est plus grandiose et imposante et reprends l’idée de la maison. Par contre, dans la B, il y a la notion de passage et de transition qui est matérialisée dans la forme; le mur du fond qui pénètre et passe à travers la structure. La recherche se poursuit et les commentaires sont bienvenus.

P.-S. Les images sont cliquables.
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Mike Ross : Colorfield

Je suis tombé sur un projet de l’artiste Mike Ross qui m’a totalement séduit. Il s’agit d’une pièce interactive qui utilise des matériaux de base et un dispositif très simple. L’installation consiste de panneaux de couleurs montés sur un système de cordage et de poulies. En activant ceux cis, les participants contrôlent les ombres colorées au sol, remodulant constamment ainsi la sculpture de lumière. C’est un beau projet qui mise sur la collaboration du public pour exister. Le genre de truc qui m’intéresse!

Mike Ross : Colorfield

Mike Ross : Colorfield

Mike Ross : Colorfield

Mike Ross : Colorfield

Son site est intéressant; interface très simple, projets en quantité limitée, montage audio-vidéo ludique, etc. La majorité de ses projets mettent en jeu les phénomènes naturels et le public. À visiter.