Projet Web : The Wilderness Downtown, Arcade Fire

Image de l'interface du film interactif The Wilderness Downtown

Image de l'interface du film interactif The Wilderness Downtown

Le dernier projet Web du groupe Arcade Fire intitulé The Wilderness Downtown est une réussite à plusieurs points de vue. Pour sa chanson “We used to wait”, le groupe a décidé de s’éloigner du vidéo conventionnel afin de proposer une expérience narrative et interactive unique.
Ce projet propose un scénario linéaire, mais avec une twist assez sympatique : une personnalisation du protagoniste par l’utilisation des technologies de données.

C’est l’expérience du récit, à travers le visionnement du film, qui permet à ce projet Web de se démarquer. En effet, au début de la séquence, il y a un champ de texte réservé pour entrer l’adresse de la maison de notre enfance. “La rue où vous avez grandi” serait une traduction libre assez pertinente! En entrant l’adresse, le site va chercher des images du quartier correspondantes et les inclut dans le film interactif. Alors, l’histoire s’adresse à nous, ou plutôt c’est en quelque sorte notre histoire personnelle qui évolue dans l’univers et la musique d’Arcade Fire.

L’esthétique du projet mélange des extraits de films apparaissant dans différentes fenêtres de l’interface, des graphiques et de la typographie générés par vecteurs, des images prélevées des sites de positionnement géographique de Google, etc.
C’est un projet Web utilisant le nouveau code HTML5 qui séduit par la beauté de sa trame narrative et la simplicité d’interaction nécessitée par l’utilisateur.

>> Cliquez ici pour y faire un tour

Ce film interactif est réalisé par Chris Milk et Chrome experiment.

Visite de l’expo universelle de Shanghai

C’était ma première visite à une exposition universelle. Cela dit, j’ai beaucoup visité le site de Terre des hommes avec ma famille quand j’étais enfant, alors c’était un peu mon point de comparaison.
Je dois dire que je suis étonné de constater que le concept de design pour une exposition universelle n’a pas vraiment changé depuis le siècle dernier. Des photomontages, des images qui défilent sur des rouleaux, des artéfacts et objets locaux à vendre, des spectacles de danse traditionnelle, des projections, des projections, et je vous l’ai tu dit, des projections?!

Dans la surabondance des outils de communication actuels, la présentation d’objets, d’images, de films et de sons ne suffit plus, il faut offrir plus au public de plus en plus averti. Dans le cas du design d’exposition, il est impossible de parler uniquement d’un travail graphique et de mise en valeur des objets. Il faut également considérer l’aspect du lieu (voir mon article à ce sujet). C’est une donnée incontournable dans le monde d’aujourd’hui. Principalement parce que l’expérience d’une exposition se fait dans le temps et l’espace, et non pas délocalisée comme peut se faire l’expérience d’autres médias comme la vidéo, la télévision, la musique, etc.

Les innovations dans le domaine du design d’exposition semblent graviter autour de l’expérience de proximité avec l’événement et de l’expérience spatiale du lieu. Mais c’est principalement l’architecture qui permet aux pavillons vedettes de se démarquer. Je pense en particulier à celui de la Hollande qui offre une expérience de visite extérieure en hauteur ou au pavillon de l’Angleterre avec son cube hérisson gigantesque.

Interaction et lieux
L’exposition de Shànghǎi capitalise, à sa façon, sur l’idée des réseaux sociaux et du Web 2.0 : c’est à dire à l’inclusion active du public. D’ailleurs, on devrait maintenant parler d’utilisateur plutôt que de public, ça me paraitrait plus juste. Cette participation se manifeste dans les interactions possibles au sein des pavillons eux-mêmes, mais également dans l’expérience qu’offre l’architecture à proprement parler : les volumes, les textures, les parcours physiques et visuels, l’expérience spatiale et le déplacement dans le lieu. Ce sont ces pavillons, ceux qui offrent la plus grande expérience du lieu, qui semblent toucher et marquer le plus les visiteurs (les interminables files d’attente sont là pour en témoigner!)

Site de l'expo et pavillon de la Chine

Site de l'expo et pavillon de la Chine

Présentation du gros biscuit à DAÏMÕN

Présentation de mon projet interactif Kortunefookie au centre DAÏMÕN de Gatineau, du mercredi 12 mai au dimanche 23 mai 2010. Cette diffusion est une occasion pour amener le projet à un autre niveau en présentant l’abri qui accompagnera maintenant l’oeuvre dans tous ces déplacements. Cette microarchitecture est construite en cèdre rouge recyclé, en acier, en acrylique et avec de la cire d’abeille. Elle sert principalement de refuge au biscuit géant ainsi que de lieu de focalisation pour expérimenter ce petit rituel ludique.

Vernissage le mercredi 12 mai à 18h30. Venez obtenir votre fortune!


Exposition Assembl*

Hier était le vernissage de l’exposition Assembl.com de mon ancien étudiant et collaborateur Christian Desjardins. Il vient de graduer du programme de computation arts de l’Université Concordia. Son projet, Tweetopolis, utilise la masse des messages déployés sur Twitter pour générer des fragments de textes scénarisés selon un ordre définis. Son application recherche, en temps réel, des mots clefs particuliers afin de les réintroduire dans sa projection numérique. La composition graphique est ainsi toujours renouvelée et unique.
Projet intéressant d’un designer/programmeur talentueux.


Vernissage de KortuneFookie ce samedi!


coins

coins

Vernissage-événement pour le projet d’art public interactif KortuneFookie!
Samedi 27 juin de 13 à 17h. Venez prendre un verre de Fookie!
Coin Fairmount et avenue Du Parc dans le Mile-end.
Galerie Articule 262 Fairmount O.

Le projet sera installé à l’extérieur pour tout le mois de juillet.

carte pour aller chez Articule

carte pour aller chez Articule

Gregory Chantonsky

Gregory

Gregory

Je suis tombé sur un projet de l’artiste Gregory Chantosky qui nous relate, de façon interactive, les moments forts de son histoire personnelle.
Son projet, Soundtracking my life, présente une ligne du temps sonore et imagière des artistes, événements et émissions de télévision qui ont marqué sa vie, ou plutôt accompagnée celle-ci (de là le titre de soundtrack). Je m’y suis reconnu à quelques endroits. L’Interface est simple et intuitive et fonctionne très bien pour ce type de projet. Sur le site, il faut bouger de droite à gauche pour modifier l’âge auquel le contenu fait référence (trop cool à 7 ans). C’est drôle de constater qu’une génération entière ait été formée aux mêmes images. Ces images à leur tour deviennent des canons et ensuite des paradigmes immuables. C’est bon de parfois revenir aux inspirations d’origine. L’authenticité qu’elles recèlent aide à mettre les choses en perspective.

Gregory travaille l’interactivité, la photographie et la sculpture et tente, par ces moyens, d’«interroger notre relation affective aux technologies». Son site est très dense (autant que le nombre de ses réalisations). Il a également été professeur invité à l’école des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.
Site Web et propos intéressants.