Gregory Chantonsky

Gregory

Gregory

Je suis tombé sur un projet de l’artiste Gregory Chantosky qui nous relate, de façon interactive, les moments forts de son histoire personnelle.
Son projet, Soundtracking my life, présente une ligne du temps sonore et imagière des artistes, événements et émissions de télévision qui ont marqué sa vie, ou plutôt accompagnée celle-ci (de là le titre de soundtrack). Je m’y suis reconnu à quelques endroits. L’Interface est simple et intuitive et fonctionne très bien pour ce type de projet. Sur le site, il faut bouger de droite à gauche pour modifier l’âge auquel le contenu fait référence (trop cool à 7 ans). C’est drôle de constater qu’une génération entière ait été formée aux mêmes images. Ces images à leur tour deviennent des canons et ensuite des paradigmes immuables. C’est bon de parfois revenir aux inspirations d’origine. L’authenticité qu’elles recèlent aide à mettre les choses en perspective.

Gregory travaille l’interactivité, la photographie et la sculpture et tente, par ces moyens, d’«interroger notre relation affective aux technologies». Son site est très dense (autant que le nombre de ses réalisations). Il a également été professeur invité à l’école des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.
Site Web et propos intéressants.

Test d’étanchéité : réussi

La météo annonçait 50 mm de pluie pendant la nuit de jeudi à vendredi. Excellente opportunité pour tester l’étanchéité du cookie avant de le regarnir de ses éléments électronique. Il a passé le test haut la main! Aucune goutte d’eau n’a pénétré à l’intérieur de la borne interactive construite en cèdre rouge de l’ouest. Ne reste qu’à emballer le tout pour le grand déménagement vers Montréal pour la fin juin.

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Écrivez votre petit mot sur le site KortuneFookie

ex Metz

Voilà, le personnage a hier soir tiré sa révérence devant ses ex, amis et collègues (peut-être même ses ennemis, qui sait!) C’est que le style flamboyant de Frédéric Metz n’a jamais laissé personne indifférent. C’était son branding personnel, cette manière désinvolte d’émettre des opinions tranchées sur le design. On peut adorer, critiquer ou ne pas aimer, mais il a su, à sa façon, mettre le design sur la place publique québécoise et initier des réflexions sur ce domaine qui ne défraie pas toujours la manchette comme peuvent le faire les autres arts majeurs. Pourtant, le design est présent à chaque instant dans toutes les sphères de nos vie. Frédéric se sera démené pour que les objets et images du design qui nous entoure soient des projets bien conçus, pertinents et esthétiques. Une passion qu’il a su transmettre à toute une génération de designers.

Dans ses mots sur le travail de professeur qu’il a exercé pendant 32 ans : «C’est un vrai métier qui, selon moi, demande un engagement total et dans lequel il n’y a aucun clivage entre la vie privée et la vie professionnelle. C’est une façon de penser, de vivre sa matière chaque instant, en la renouvelant sans cesse.»

Il a véçu et vivra selon ce crédo. Au revoir Frédéric!

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La seule photo que je possède de l’événement; mon ami Nico Saint-Cyr en pleine danse du I-phone après moult coupes de champagne!

Un espace «autre»

Qu’est-ce qu’une invention achevée? C’est simplement une invention qui est entrée dans les moeurs et coutumes des hommes, qui fait partie de notre réalité et dont l’origine est oubliée. Ce concept est introduit par Anne Cauquelin pour tenter d’éclaircir les limites entre les concepts d’espaces et de sites physiques et ceux dits «virtuels » ou cyberespaces. Elle se réfère ainsi au concept du paysage.
La question est importante, car elle nous signifie que le réseau internet et le Web sont des inventions qui ne sont pas achevées, dans ce sens qu’ils demeurent des territoires d’exploration en constante redéfinition. L’espace du réseau doit être entendu comme un espace non spatial qui possède un temps sans temporalité. C’est difficile à comprendre et à assimiler dans notre monde où le paradigme de l’espace-temps nous imprègne totalement et se rapelle constamment à nous. La conclusion de son ouvrage Le site et le paysage nous explique un peu mieux cette vision, ce changement de paradigme :

«Ainsi le cyberespace n’est pas plus artificiel dans sa constitution que le paysage ne l’a été – ce sont deux inventions techniques, à l’origine -, il n’est cependant pas encore naturalisé, c’est-à-dire qu’il n’est pas passé au rang des évidences majeures qui le rendraient nécessairement à notre appréhension du monde dans sa totalité, en feraient cet a priori formel que le paysage perspectiviste assume pour le moment.»

La révolution sociale et relationnelle que l’omniprésence du réseau internet aura sur nous sera donc profonde. Encore plus profonde qu’il est possible d’imaginer, même si aujourd’hui peu de personnes remettent en question leur participation à cette aventure numérique. Il demeure néanmoins qu’un changement de paradigme relationnel a présentement lieu dans notre société. Nous en sommes encore qu’au début, qu’au stade de l’expérimentation préliminaire.
La bête semble ici encore «contrôlable». Il en revient aux artistes, designers et artisans du réseau qui réalisent cette expérimentation, qui créent cette interface entre l’homme et la machine, d’agir comme garde-fou. De nous rappeler notre humanité.

Pecha Kucha Night expliqué

J’ai réalisé que le concept des soirées Pecha Kucha peut-être obscur pour certains et que si je désire organiser une soirée ici, dans le coin d’Ottawa, vaut mieux débuter maintenant par expliquer correctement ce qu’il en retourne.

L’idée est simple; permettre à des créateurs de parler de leurs projets de recherche création devant un public venu expressément pour ça. Il s’agit de présentations visuelles commentées sous la forme de diaporama [des PowerPoint!]. Mais la particularité de ces présentations c’est qu’elles sont limitées dans l’espace et le temps, car combien d’entrevous ont vécu d’interminables présentations PowerPoint qui s’étirent et où le présentateur vous lit exactement ce qui est écrit à l’écran?

Les organisateurs de Pecha Kucha ont trouvé une bonne solution, ils ont défini un format pour remédier à cette problématique : 20 images projetées pendant 20 secondes chacune. Pas plus, pas moins! Ce qui nous donne un temps de présentation final de 6 min. 40 secondes!

Le format condensé permet donc de cibler un projet ou une problématique et ainsi de communiquer une idée centrale forte. De plus, le format de ces soirées permet de donner une bonne dose d’impulsion créatrice à l’audience, car une dizaine de présentations ont lieu chaque soirée Pecha Kucha. Donc 10 projets différents, 10 visions, 10 façons d’aborder la création et de changer notre monde. En passant, Pecha Kucha veut dire, en Japonais, le son de la conversation. Voici le résumé du concept pris sur le site Web :

«Pecha Kucha Night, devised by Astrid Klein and Mark Dytham (Klein Dytham architecture), was conceived in 2003 as a place for young designers to meet, network, and show their work in public.»

Pecha Kucha Nights

Pecha Kucha Nights

Alors avis aux intéressés; designers, créateurs et artistes multidisciplinaires, l’appel est lancé afin de mettre sur pied la première soirée Pecha Kucha dans la région de la capitale. Si vous avez un projet ou une démarche intéressante que vous désirez diffuser et communiquer, écrivez-moi!