Plywood et espaces architecturés : Henrique Oliveira

Le travail de l’artiste Brésilien Henrique Oliveira est séduisant. Il utilise des feuilles de contre-plaqué et du bois recyclé afin de créer de nouveaux espaces et de nouvelles configurations dans des galeries. L’exercice est intéressant, car les matériaux utilisés retiennent leur patine d’origine (vieille peinture, bouts d’affiches, trace des intempéries, etc.), conférant à l’ensemble une présence s’étendant au-delà de l’espace de la galerie. Dans son courriel, il me spécifie :

«I use recycled plywood, sometimes painting with a very diluted acrylic to change color preserving the texture. In my most recent production I’ve used also PVC and bend board to create more complexe shapes.»

Tapumes - 2006 / Henrique Oliveira

Tapumes - 2006 / Henrique Oliveira

Henrique Oliveira / Tunnel 2007

Henrique Oliveira / Tunnel 2007

Tapumes - 2005 / Henrique Oliveira

Tapumes – 2005 / Henrique Oliveira

Cécile Martin; métissage numérique

Je suis tombé sur le travail photographique de Cécile Martin, ancienne directrice de l’organisme Champ Libre de Montréal. Sa série Panorama est intéressante, certaines de ces images possèdent une sorte d’identité du lieu démultiplié. Une poétique spatiale à l’oeuvre. Allez faire un tour sur son site, Il n’y a que quelques photos, mais qui en valent le détour.

Montréal / © Cécile Martin

Montréal / © Cécile Martin

Algon / © Cécile Martin

Algon / © Cécile Martin

Jason Taylor : sculpture sous-marine

J’avais déjà vu le travail de cet artiste sur la couverture du livre Art Works Place, livre qui traite de la place du lieu dans l’art contemporain. C’est un bon ouvrage qui a capté mon attention à l’époque, mais l’image de la couverture était envoutante. Il s’agissait d’une installation sous-marine de l’artiste Jason deCaires Taylor. Ces sculptures sont créées dans l’optique de devenir, avec le temps, des habitats pour la faune et la flore marine. Les pièces sont installées dans des eaux peu profondes afin d’être accessibles aux plongeurs en apnée.

sculpture de Jason Taylor

sculpture de Jason Taylor

Cette photographie est une installation qui fait partie du premier jardin de sculpture sous-marin dans la baie Molinière, à la Grenade, dans l’océan Atlantique. L’idée d’investir ce lieu mystérieux [l’océan] est séduisante… Surtout lorsqu’il s’agit de coopérer avec l’écoumène existant. C’est une coopération avec la nature profonde du lieu, sa morphologie, sa phénoménologie et son équilibre. Intéressant et contemplatif.

sculpture de Jason Taylor

sculpture de Jason Taylor

Mike Ross : Colorfield

Je suis tombé sur un projet de l’artiste Mike Ross qui m’a totalement séduit. Il s’agit d’une pièce interactive qui utilise des matériaux de base et un dispositif très simple. L’installation consiste de panneaux de couleurs montés sur un système de cordage et de poulies. En activant ceux cis, les participants contrôlent les ombres colorées au sol, remodulant constamment ainsi la sculpture de lumière. C’est un beau projet qui mise sur la collaboration du public pour exister. Le genre de truc qui m’intéresse!

Mike Ross : Colorfield

Mike Ross : Colorfield

Mike Ross : Colorfield

Mike Ross : Colorfield

Son site est intéressant; interface très simple, projets en quantité limitée, montage audio-vidéo ludique, etc. La majorité de ses projets mettent en jeu les phénomènes naturels et le public. À visiter.

Orange Works

Debout tôt ce matin à la maison [ce que le décalage horaire a de bien au retour de Paris] j’ai pu prendre le temps de revisiter certains projets que j’ai découvert lors de mon voyage. Le projet Orange works m’a interpellé. Il s’agit d’une collaboration entre les artistes John Hawke et Sancho Silva.

infogon

infogon

La collaboration entre l’artiste Sancho Silva et John Hawke a produit des résultats fort intéressants. Cette série, intitulée Orange Work, fait référence aux matériaux et à l’imagerie des acteurs de la construction urbaine. Cette série de projets se décline par des installations en milieu urbain. Certaines légales, d’autres plus subversives, elles s’adressent toutes au public qui anime ces villes et ces quartiers. Des petites installations qui contribuent à modifier et bonifier l’expérience de vie au sein de la ville.
J’aime bien ce genre de projets qui modifie la perception et la relation du public à l’art actuel. Plus qu’une simple contextualisation d’oeuvre dans les espaces de vie du public, ce genre de projet permet à celui-ci d’expérimenter les oeuvres, de les vivre et les toucher. Une désacralisation de l’objet par l’usage.

restarea

restarea

Signes et systèmes urbains détournés : Brad Downey

A father duty, 2003

A father duty, 2003

Brad Downey est un artiste qui détourne l’usage des images, des objets et du mobilier urbain dans le but de nous faire voir la ville sous un autre jour. Sa bio nous informe qu’il tente, par ses projets, de redonner au citoyen l’occasion de réinterpréter et de se réapproprier la multitude de signes qui nous entourent au sein de la ville.

«There are multitudes of signals and systems that govern our cities and imperceptibly determine our everyday movement. Artist Brad Downey stakes a claim for the right of the individual to interpret and understand these systems, and thus regain power in the public arena.»

Ses projets sont toutes sortes de manoeuvres et d’installations subversives éphémères qui “injectent” une dose de ludique dans le quotidien. Les exemples ci-dessous sont tirés de son site internet qui mérite un coup d’oeil. J’aime bien ce genre de travail déréglementé qui n’a pas nécessairement besoin de galerie ou d’événement fédérateur pour le supporter dans sa diffusion. Inspiration.

traffic jam for Berlin, 2008

traffic jam for Berlin, 2008

La Somme de L'Oxygéne Dans une Cabine Téléphonique, 2008

La Somme de L'Oxygéne Dans une Cabine Téléphonique, 2008