Projet Web : The Wilderness Downtown, Arcade Fire

Image de l'interface du film interactif The Wilderness Downtown

Image de l'interface du film interactif The Wilderness Downtown

Le dernier projet Web du groupe Arcade Fire intitulé The Wilderness Downtown est une réussite à plusieurs points de vue. Pour sa chanson “We used to wait”, le groupe a décidé de s’éloigner du vidéo conventionnel afin de proposer une expérience narrative et interactive unique.
Ce projet propose un scénario linéaire, mais avec une twist assez sympatique : une personnalisation du protagoniste par l’utilisation des technologies de données.

C’est l’expérience du récit, à travers le visionnement du film, qui permet à ce projet Web de se démarquer. En effet, au début de la séquence, il y a un champ de texte réservé pour entrer l’adresse de la maison de notre enfance. “La rue où vous avez grandi” serait une traduction libre assez pertinente! En entrant l’adresse, le site va chercher des images du quartier correspondantes et les inclut dans le film interactif. Alors, l’histoire s’adresse à nous, ou plutôt c’est en quelque sorte notre histoire personnelle qui évolue dans l’univers et la musique d’Arcade Fire.

L’esthétique du projet mélange des extraits de films apparaissant dans différentes fenêtres de l’interface, des graphiques et de la typographie générés par vecteurs, des images prélevées des sites de positionnement géographique de Google, etc.
C’est un projet Web utilisant le nouveau code HTML5 qui séduit par la beauté de sa trame narrative et la simplicité d’interaction nécessitée par l’utilisateur.

>> Cliquez ici pour y faire un tour

Ce film interactif est réalisé par Chris Milk et Chrome experiment.

Le sentiment d’urgence comme moteur de création

Depuis toujours, l’art a servi de véhicule pour exprimer des idées qui ne peuvent trouver leur place dans les communications ou discours officiels. Que ce soit des idées à contre-courant des modes de pensées établis ou qui offrent un autre point de vue sur une réalité contrôlée par le pouvoir en place, l’importance que revêt l’art comme véhicule d’un récit parallèle apparaît plus que vital.

C’est ce sentiment d’urgence de communication qui anime les trois artistes que j’ai rencontrés à la galerie Bui pour l’expo Tam Ta ainsi que quatre autres artistes venus du Myanmar (la Birmanie) pour l’événement. Pour ces artistes, la mission est claire: offrir une alternative face à des prises de position unilatérales et ouvrir les portes aux nouvelles idées. Dans ce cas-ci, aux idées qui viennent d’autres pays et d’autres cultures artistiques, mais aussi des idées locales qui sortent des conventions reconnues.

……….
Pour apprécier les différents niveaux d’expression de ces oeuvres, il faut connaitre (même sommairement) la réalité et l’histoire des pays dans lesquels elles sont produites. C’est la chance que j’ai eu lorsque j’ai discuté avec ces artistes du Vietnam et du Myanmar,et ai été immergé, ne serait-ce que pour un moment, dans leurs réalités, l’histoire de leurs pays ainsi que celles de leurs familles. J’ai put enter de comprendre comment tout ce baggage influence leurs façons de créer, les matériaux qu’ils utilisent et l’imagerie déployée afin d’arriver à leur fin. Car l’important ici est de dire une chose et d’en suggérer une autre.

Ces artistes font face à une difficulté supplémentaire (en plus d’une difficulté économique); leur oeuvres doivent être approuvées par le comité de censure avant de pouvoir êtres exposées! Un des artistes du groupe New Zero Art Space a d’ailleur présenté, ironiquement, la photographie du certificat d’autorisation délivré par l’officiel du Myanmar. Du pur délire! Certains artistes m’ont affirmés avoir au moins deux explications pour leurs oeuvres : une authentique non-censurée, et une autre préparée pour les agents du gouvernement. Car il faut être prêt, on ne sait jamais quand un agent “undercover” fera son apparition à une exposition ou à une table ronde comme celle d’hier.

Par chance, samedi à la gallerie Bui, aucun agent du gouvernement ne s’est présenté parce que l’événement a changé de lieu à la dernière minute et parce que la publicité n’a pu se faire de façon usuelle par manque de temps. Qu’à cela ne tienne, plusieurs jeunes artistes et étudiants sont venus écouter et voir ce qui se fait dans le monde, en dehors du programme officiel enseigné dans les écoles d’art du pays. Difficile à entendre pour le professeur que je suis, cette censure constante et répressive dans les contenus et les idées, même à l’école…

Ce travail d’éveil et d’introduction incombe donc à d’autres. C’est un des défis que relève Michelle Le Bui, co-diretrice de la galerie, c’est-à-dire de diffuser l’art contemporain actuel aux artistes et au public vietnamiens. Chapeau à tout ce groupe réunis par une cause commune; ouvrir les volets sur d’autres réalités. 
Ils sont animés par le feu sacré.

Expo Tam Ta :
Nguyen Van Phuc / Nguyen Huy An / Vu Hong Ninh / Nguyen Tran Nam

Commissaire : Tran Luong

Vu Hong Ninh

Vu Hong Ninh

Nguyen Tran Nam

Nguyen Tran Nam

Aye Ko, directeur du New Zero Art Studio

Aye Ko, directeur du New Zero Art Studio

Sur une note personnelle, l’idée de monter un événement Pecha Kucha, ici, au Vietnam, serait une occasion formidable pour fournir un outil de communication et de dissimination d’idées.

Exposition Assembl*

Hier était le vernissage de l’exposition Assembl.com de mon ancien étudiant et collaborateur Christian Desjardins. Il vient de graduer du programme de computation arts de l’Université Concordia. Son projet, Tweetopolis, utilise la masse des messages déployés sur Twitter pour générer des fragments de textes scénarisés selon un ordre définis. Son application recherche, en temps réel, des mots clefs particuliers afin de les réintroduire dans sa projection numérique. La composition graphique est ainsi toujours renouvelée et unique.
Projet intéressant d’un designer/programmeur talentueux.


Projet de recherche création au Centre DAÏMÕN avec François Chalifour

Cet été, François Chalifour et moi avons déposé un projet de recherche création au centre production DAÏMÕN. La proposition été acceptée par le jury. La nouvelle nous a un peu secoués, car il s’écoule souvent un long laps de temps entre le dépôt du dossier et la réception de la réponse. Maintenant, il va falloir matérialiser cette prospection intuitive!

En effet, ce projet est né d’une réflexion, d’une interrogation commune que nous entretenions depuis quelque temps. Nous avions envie de prendre du temps pour réfléchir à la notion d’identification au lieu, à la notion d’habiter. C’est cette intention qui s’est manifestée en projet de création d’une vidéo documentaire exploratoire. La facture visuelle s’étendra de la poésie impressionniste de la vidéo d’art à la précision méthodologique du style documentaire. Ce qui implique que les textures des différents médiums seront mises en valeur et exploitées en phase avec le propos.

Voici un petit résumé de la question associée au projet.

Problématique – concept du lieu : ancrage / fondements / déplacements
François Chalifour et Jean-François Lacombe s’interrogent depuis quelque temps sur leurs propres liens d’appartenance à la région d’Outaouais. Dans le cadre de ce projet, ils cherchent à mettre en commun leur questionnement autour des points d’ancrages, de références et d’appartenance; donc le concept d’habiter. Le premier, parce qu’il voyage, réfléchit à l’idée du nomadisme et de la nostalgie; l’autre dans sa démarche fondée sur la notion de lieu, pose plutôt la question des relations interpersonnelles comme base d’un enracinement et d’une intégration. Ces deux visions, dichotomiques et complémentaires, sont à la source du projet qu’ils ont entrepris ensemble.

En s’interrogeant sur leurs expériences de nomadisme et d’enracinement, à la lumière des nouvelles pratiques communicationnelles, ils cherchent à dégager l’idée contemporaine d’identifications au lieu. Comment alors décomposer et recomposer ces concepts à l’aide d’une démarche artistique multidisciplinaire et comment peut-ont représenter cette nouvelle réalité?

Beau périple en perspective.

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28oct

The Collaborative City [Artscape]

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J’ai obtenu une bourse pour participer à l’événement Creative Places and Spaces qui se tiendra à Toronto au mois d’octobre prochain. Ce colloque, qui a pour centre d’intérêt la créativité, regroupe des designers, architectes, artistes et décideurs. Le thème de cette année est la cité de la collaboration, ou ‘The Collaborative City’. Pendant 3 jours, des chercheurs, des travailleurs culturels et des créateurs s’entretiendront des différentes actions possibles qui permettent d’opérer des changements positifs dans l’expérience de la vie dans les villes contemporaines.

Plusieurs conférences sont à l’horaire ainsi que des séminaires et workshop, dont Spencer Tunick et Richard Florida (auteur de who’s your city?)

«The overarching idea behind this year’s forum is that collaboration fuels innovation by connecting people, places and ideas.»

Creative Places + Spaces is one of the world’s leading forums on creativity. Under the theme of ‘The Collaborative City’, this year’s event will engage global perspectives on collaboration and connect them with local change makers. Come meet some of the most creative thinkers in Toronto’s exploration of the art and science of collaboration.

Le but des organisateurs du colloque est simple, inviter la communauté active du Canada à penser, créer et collaborer. Ce sera une fin de semaine de réseautage et de découverte. Une bonne occasion de faire un saut à Toronto et au ROM. Ville que je néglige, pour aucune raison particulière, de visiter régulièrement.

Merci à Melinda Jacobs, du comité organisateur, pour l’obtention de cette bourse qui me permettra d’assister à l’événement.
Le colloque est présenté par Artscape.

Concours Stanley revisité 2009

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Kanva Architecture lance un appel de candidatures aux artistes en arts visuels & multimédias pour la réalisation d’oeuvres inspirées d’un projet d’architecture. Le concours vise à approfondir le lien entre l’art et l’architecture à travers différentes interprétations artistiques d’un même bâtiment. Cet appel de candidatures est ouvert aux artistes, architectes, graphistes, designers et/ou étudiants.

Sujet
Les interprétations artistiques doivent s’inspirer d’un projet architectural qui consiste en la rénovation et l’agrandissement d’une maison centenaire située sur la rue Stanley au sein du Golden Square Mile de Montréal. La définition des différents volumes du projet s’appuie sur la dualité entre traditionnel et contemporain. Le geste principal repose sur la création d’un vide ouvert sur plusieurs étages visant à établir une frontière perméable entre l’existant et l’agrandissement.

Oeuvres
Les oeuvres proposées devront s’inspirer de cette problématique architecturale.
10 projets seront sélectionnés pas un jury.
Par la suite, Kanva pourra organiser une exposition des oeuvres crées par les lauréats durant laquelle les oeuvres seront vendues. Tous les fonds recueillis seront remis à une société à but non-lucratif faisant la promotion des Arts dans le contexte urbain.

Visitez le site du concours pour plus de détails.

Source : Anna Rocki, Kanva Architecture.