Retour, rattrapage et consolidation

cargo
Le réseau et l’hypermédialité nous donnent la possibilité de rattraper certains moments perdus, dans la mesure où cette technologie nous permet de partager notre pensée et de la rendre disponible à qui le voudra, mais surtout au moment où elle pourra être consommée. Cette première entrée est donc une sorte de retour sur la matière du premier cours auquel je n’ai pu assister. Plus précisément à l’introduction de la thématique et du contexte de ce nouveau projet de recherche création à la lumière des lectures proposées.

 

QUELQUES OBSERVATIONS EN VRAC :

Le récit de voyage en cargot de Joël LeBigot.

Ce que je retiens de ce récit est la description du sacré que nous donne LeBigot. Il nous explique que pour lui le désert et les monastères ne lui procurent pas cette expérience du contact avec le sacré. Par contre, le voyage en haute mer, avec de l’eau devant et derrière permettent cette distanciation. Dans ce sens que la mer nous donne à voir et faire l’expérience d’autre chose que quelque chose d’humain.

Le texte de Victor W. Turner sur la liminarité

L’état liminaire est résolument un état de transition où les transgressions sont permises. Les écarts, l’errance, les mauvaises orientations sont admis et semblent en faire partie intégrante. Par contre au retour (d’un voyage ou d’un rite de passage), il faut réintégrer la sphère sociale et ses obligations et responsabilités. L’état liminaire est donc forcément transitoire et impermanent. Pour informer ce constant, nous pouvons faire un parallèle avec la différence qui existe entre les installations temporaires et les oeuvres d’art public et d’intégration des arts à l’architecture (les fameux 1%). Dans le premier cas, la condition d’éphémérité permet une plus grande liberté dans le sujet, les thématiques, le traitement, les matériaux utilisés, le lieu d’implantation, etc. Il y a une plus grande liberté et la possibilité de «déranger», car le projet est installé pour un (court) temps déterminé. Tandis que dans le cas des oeuvres d’art publiques, où la condition de pérennité est une des plus grandes prérogatives, les oeuvres font souvent état du compromis que cette contrainte (autant physique que conceptuelle) impose.

Bernard Émond

«S’approcher de ce qui importe». Que dire de plus?

 

_Tiré du blogue «Récit nomade» auquel je contribue cette session.

Posted in Articles and tagged , , , .

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *