Les paroles, les gestes, le lieu; le feu

«Ce sont des phénomènes très rafraîchissants et qui correspondent aussi à notre besoin de reprendre la parole. Non pas la parole narcissique du “Je suis l’artiste qui vient proférer”, mais une parole qui est envoyée comme un écho. Ces gens-là reprennent l’écho et voient de quelle façon la sensibilité résonne dans la population. On aura toujours besoin de la représentation. Qu’elle soit complexe, imagée, multimédia ou uniquement centrée sur la parole, c’est toujours la même chose.»
Comme si, après avoir recouru à toutes les techniques, l’être humain souhaitait renouer avec la rencontre préhistorique autour du feu. «Les Anciens, les aèdes, au temps d’Homère, devaient s’exprimer au couchant, autour d’un feu. Les gens ont besoin de se retrouver dans une représentation, tous ensemble, à réfléchir sur un écho donné, sur un mot donné. L’entendre ensemble. Ensemble, ça ne veut plus dire grand-chose, mais ça veut encore dire quelque chose. On est dans la nostalgie de ça.»
Jean St-Hilaire.
Comme l’ancien critique de théatre Jean St-Hlaire a dit récemment :
Ça merapelle un vieux conte qu’un de mes enseignants de l’époque, …., m’avais fait copie, afin de faire avancer mon projet du jardin du solstice d’Hiver. Ça va comme suit :

L’importance des récits collectifs dans la santé d’une société semble tranquillement redevenir d’actualité. On a qu’à penser aux nombreux conteurs qui connaissent un vif succès. Mais pas n’importe quels récits, des récits significatifs, qui aident les individus d’une société à se reconnaitre ou même s’émanciper. Une sorte de dialogue de la mémoire collective avec la mémoire individuelle. L’art, le design ou la création sont des façons de passer ces messages ou ces thèmes récurrents. Ceux-là mêmes qui aident à définir l’identité d’un peuple.

Comme le retraité critique de théâtre Jean St-Hlaire a dit récemment, à propos de certains artistes et du retour du conte dans notre société  :

«Ce sont des phénomènes très rafraîchissants et qui correspondent aussi à notre besoin de reprendre la parole. Non pas la parole narcissique du “Je suis l’artiste qui vient proférer”, mais une parole qui est envoyée comme un écho. Ces gens-là reprennent l’écho et voient de quelle façon la sensibilité résonne dans la population. On aura toujours besoin de la représentation. Qu’elle soit complexe, imagée, multimédia ou uniquement centrée sur la parole, c’est toujours la même chose.»

«Les Anciens, les aèdes, au temps d’Homère, devaient s’exprimer au couchant, autour d’un feu. Les gens ont besoin de se retrouver dans une représentation, tous ensemble, à réfléchir sur un écho donné, sur un mot donné. L’entendre ensemble. Ensemble, ça ne veut plus dire grand-chose, mais ça veut encore dire quelque chose. On est dans la nostalgie de ça.»

Jean St-Hilaire, tiré d’une entrevue réalisée par Isabelle Porter dans le journal Le Devoir.

Ça me rappelle un vieux récit qu’un de mes enseignants de l’époque, Benoit Favreau (homme de théatre également) m’avais fait copie, afin de faire avancer mon projet du jardin du solstice d’Hiver. La source m’est inconnue, mais ça va comme suit :IMG_2761

De l’inspiration en barre!

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2 Comments

  1. Rabbi ben Éliézer, surnommé Baal Shem, est le fondateur de la secte juive des Hassidim.
    Légende dont la tradition est née « dans d’étroites ruelles, dans des habitations insalubres, chuchotée de bouches balbutiantes à oreilles anxieuses».

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