Ailleurs, c’est mieux qu’ici!

«Ailleurs, c’est mieux qu’ici.

Confondant le fleuve avec un lac, le lac avec la mer et la mer avec l’océan, je finis par croire que je ne suis venu au Québec que pour confirmer la validité de mes illusions qui me font croire qu’une chose en est une autre, ou deux, ou trois, ou plus encore; et qu’il fait encore bon se tromper sur le sens et les distances entre les choses, sur leur validité. Les confondre, les échanger, les inverser, les transformer…
Une sorte de dyslexie du regard positive car productive.
Il m’apparaît aujourd’hui que c’est bien là la seule façon de s’en sortir, de survivre à l’idée qu’ailleurs, c’est mieux qu’ici! ; imaginer le réel et réaliser son imaginaire!»

Lorentino, centre Est-Nord-Est, été 2003.

Ce texte, tiré du Memento 4, édité par le centre d’artiste Est-Nord-Est, fut écrit par Lorentino, un artiste français qui a occupé mon atelier avant ma résidence d’automne en 2003. Sans le savoir, il fait écho à mon article sur la multitude possibilité et de choix qui nous entoure, Too many réseau contact. Il parle de la même problématique mais en d’autres mots. Il offre également une porte de sortie à cette problématique à travers la création, l’imaginaire.
C’est qui pousse les artistes et créateurs à toujours créer, à toujours s’émerveiller. En dehors de toute contrainte, commande ou réseau. Ce sentiment d’urgence, d’impératif.
Inventer notre vie; c’est là notre plus bel ouvrage. Faut-il se le rappeler?

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