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Guy Bellemare

Pour une définition structurationniste de la confiance et de la responsabilité.

Guy Bellemare & Louise Briand

La notion de confiance est largement présentée dans la littérature scientifique sous un jour positif parce qu'elle rendrait plus efficaces et plus satisfaisantes les relations organisationnelles et inter organisationnelles. La confiance limiterait les manifestations dysfonctionnelles des rapports d'autorité, les comportements opportunistes, réduirait la complexité et stimulerait la coopération que les modes bureaucratiques et marchands de coordination ne permettraient plus. Cette dichotomie, bien réelle, cache d'autres dimensions des relations dont la prise en compte permet d'identifier des zones de confiance/méfiance à l'intérieur des organisations. Notre regard porte sur les relations de confiance et de méfiance organisationnelle. Nous présentons (I) d'abord notre définition de la confiance et développons la notion de zone de confiance comme résultante de la tendance à la fragmentation dans les organisations de la modernité avancée. Pour ce faire, nous situons d'abord la confiance dans le contexte des organisations complexes qui permet de réinterpréter la confiance non pas comme une variable dichotomique mais plutôt comme un processus continu (II). Nous illustrons ensuite cette problématique à travers l'étude d'un changement de culture d'entreprise dans une grande entreprise nord?américaine de transport en commun urbain (III). L'étude montre que le changement porté par la direction transforme les zones de confiance, abolit des zones de méfiance et en crée des nouvelles.La confiance s'accorde mais peut être reprise à tout moment: la confiance est contingente, conditionnelle, stratégique. En conclusion (IV), nous effectuons un retour critique sur la notion de confiance et nous la complétons avec la notion de responsabilité, telle que comprise dans la perspective structurationniste. La notion de responsabilité nous apparaît essentielle au dépassement de la fragilité des relations de confiance sociale: il est suggéré de réhabiliter la confiance par l'élaboration d'une confiance systémique partagée.

BELLEMARE, Guy et Louise BRIAND (1999), "Pour une définition structurationniste de la confiance et de la responsabilité", dans Christian THUDEROZ, Vincent MANGEMATIN et Denis HARRISSON, La confiance, Approches économiques et sociologiques, Gaëtan Morin éditeur, Europe, Paris, pages 175?209.

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