| Commentaires par Sébastien |
Les trois ans qu'il a passés au Québec
semblent avoir fortement marqué Baudoin. Après
la deuxième édition du 'Chemin de Saint
Jean', après 'Le chant des baleines', il revient
et approfondit encore les impressions laissées
en lui par ce pays de grands espaces.

Après 'Le chant des baleines', Baudoin nous prouve
encore une fois (mais en était-il vraiment besoin
pour ceux qui se souvenaient des cases coloriées
de 'La croisée' ou des albums pour enfants publiés
au Seuil Jeunesse, 'Rachid, enfant de la télé'
et 'Le Chingom' ?) qu'il maîtrise aussi bien la
couleur que le noir et blanc.
Baudoin se retourne donc sur son passé récent,
ses années passées au Québec. Mais
il ne s'agit pas de souvenirs tirés de leurs contextes,
tels ceux qu'ils nous livraient dans 'Terrains vagues'
ou 'Éloge de la poussière' par exemple.
Des noms de lieux et de personnes sont explicitement cités,
les portraits de personnes sont plus réalistes
que d'habiture, Baudoin cherchant vraiment la ressemblance
avec le modèle.
L'album commence comme un rêve, le narrateur se
retrouve dans la gare où la jeune femme déjà
rencontrée dans 'Le Chant des baleines' attend
encore son train. On embraie alors sur le récit
du dernier voyage de Baudoin au Canada, entrecoupé
d'autres souvenirs de ses amours, de ses amis, de sa vie
au Québec, avec, en contre-point en bas de certaines
pages des réflexions sur l'amour, le coup de foudre,
etc.
Depuis 'Passe le temps', en passant par 'Couma Aco',
'Piero', 'Terrains vagues', 'Éloge de la poussière',
Baudoin nous livre régulièrement des albums
tels que celui-ci dans lesquels il entremêle souvenirs,
anecdotes et réflexions diverses... Depuis 24 ans
le propos évolue avec les expériences et
voyages de l'auteur, des questions similaires reviennent
mais la forme est sans cesse renouvelée. Ces 'Essuie-glaces'
constituent une nouvelle étape de ce passionant
voyage.
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